Seoul (Corée du Sud)

Mission juges français en Corée du Sud

Du 8 au 11 novembre 2017

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Contexte

 

Dans le cadre de la formation et de la reconversion des chevaux en Corée du Sud, Alain Fortin et Henry Brugier se sont rendus sur place pour juger des épreuves tests.

Ci-dessous leur compte-rendu :

Une mission française, désignée par l’UNIC, la SHF (Alain Fortin), et le Stud-Book Selle Français (Henry Brugier), s’est rendue en Corée du Sud du 8 au 11 novembre 2017, à la demande de la Korea Racing Authority (KRA) qui gère à la fois les courses, l’élevage de chevaux (courses, sport et loisirs) et le développement de l’équitation, en partenariat avec le Ministère Coréen de l’Agriculture.

 

Points essentiels de la mission

 

Nous avons été très bien accueillis, ce qui montre la qualité des relations et le niveau de confiance que les dirigeants de la KRA placent en nous. Une preuve supplémentaire de cette confiance est le fait d’envoyer en France de janvier à novembre 2018, un troisième stagiaire, Mr Kim Kwang Hun, qui succédera à Mr Hong et Mrs Lee.

La mission a été essentiellement consacrée à l’évaluation dans les locaux de l’Ecole d’Equitation de Yeong Cheon (établissement « municipal ») de 24 chevaux, dont 11 appartenaient à l’établissement lui-même. Un compte-rendu détaillé, pour chaque cheval (avec quelque fois photos à l’appui) a été envoyé en temps réel à Cassandra Berthelot (UNIC) par Alain Fortin.

Le 10 novembre, nous avons visité un professionnel, possédant un petit centre équestre et qui élève des poneys : visite fort intéressante, qui nous a montré un souci d’optimiser l’espace et le fonctionnement, mais aussi l’envie de se former. Le propriétaire souhaiterait venir en France pour se former aux techniques d’élevage.

En synthèse : Tous les chevaux et poneys sont très familiers et très bien éduqués. Les chevaux et poneys présentés par les particuliers étaient en meilleur état et souvent mieux préparés que ceux de l’Ecole d’Equitation. Sur les 11 chevaux (tous PS) présentés par l’Ecole d’Equitation, 3 n’ont pu être jugés (2 trop maigres et/ou blessés, un pour boiterie au trot). Cet état de fait est sans doute le signe d’un manque de connaissances (ou d’implication ?) de l’encadrement de l’établissement et du responsable d’écurie, et souligne le besoin de formation de base (alimentation, gestion du cheval…).

Le sol de la carrière, en sable de rivière, très (trop) profond, n’a pas facilité la mise en valeur des chevaux.

Les cavaliers nous ont semblé être plus préoccupés de ne pas tomber et de l’attitude du bout de devant des chevaux que de montrer le meilleur fonctionnement de leurs chevaux. Là aussi un besoin de formation est ressorti. Tous ces problèmes n’étaient pas apparus l’an passé où la préparation des chevaux avait été encadrée par un instructeur français.

Enfin, nous leur avons signalé 2 juments (Volante et Vicar Family) qui nous semblent posséder une conformation et des aptitudes suffisantes pour être utilisées pour la production de chevaux d’instruction et de loisirs sportifs.

 

Conclusion

 

Les besoins de formation (équestre et soins des chevaux) repérés l’an passé se confirment aussi bien sur place qu’en France. Il nous semblerait intéressant que les formateurs des chevaux de Yeong Cheon soient aidés par les instructeurs français déjà présents en Corée et dont nous avons apprécié le travail l’an passé.

 

Intérêts

 

Formations

Le besoin en formation est clairement ressenti : formation équestre, aux soins des chevaux, à la gestion des écuries etc.

Elevage

La volonté de progresser est belle et bien présente en Corée du Sud. Après l’importation de quelques reproducteurs chevaux et poneys, la Corée souhaite importer de la semence. Le protocole sanitaire entre nos deux pays devrait bientôt le permettre.

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